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Le retour de l'automne.

[24.05.09]

C'est la deuxième fois. Je n'arrive pas à réaliser. Deux fois. Mais cette fois-ci, il n'y a plu d'espoir.

Je savais bien, dès le départ, que nous étions une cause désespérée. Nous le savions tous les deux. Et pourtant... Ça nous a permis de rêver. Voilà tout ce que c'était: un rêve. Ce n'était pas réel. Ça n,aurait jamais pu être réel. Même si nous y rêvions.
Ce n'était qu'un rêve... Mais le plus beau d'entre tous. Maintenant, nous sommes réveillés.

Solitude, tu laisses un goût doux-amer dans ma bouche.

Je n'arrête pas d'y penser. Je n'arrive pas à l'accepter. Je suis figée. Ça m'a prise au dépourvu. Pourtant, je le savais. Je le voyais venir. C'était inévitable.
Et pourtant...

L'été est fini, voici le retour de l'automne.
Les feuilles tombent.
Les rêvent se brisent.
Le ciel se déchire.
Les arbres se lamentent.
Le vent hurle.
La mer s'effondre.
La terre se meure.
Et moi, je suis prise au coeur de cette tourmente, un paraplui à la main, l'unique clé de mon âme dans l'autre.

Je danse. Pieds nus dans la neige, les cheveux mouillés par la pluie, je danse. Je danse comme jamais je n'ai dansé. Je danse. Je danse l'éternité.

En attendant que passe 10h, je pris la Lune de m'aider. Je retrouve mon héroïne, ma meilleure amie, et je tente de convaincre la Dame de ne jamais abandonner. Je tente par tous les moyens de retrouver cette vallée des larmes où le coucher de soleil aux reflets de mort illuminait ma promenade hivernale d'autrefois.

Et je danse. Encore.

Bercée par cette douce mélodie, je cache cette larme unique qui roule sur ma joue. Je pleure. Je pleure ce coeur courageux, mais tellement meurtri, qui bat maintenant au rythme de l'automne. Je pleure cette âme de nouveau seule, enfermée derrière cette porte verrouillée. Je pleure ce rêve si beau et innaccessible. Je pleure cette innocence envolée.
Je pleure l'absence de magie en ce monde.

Je n'aime pas Octobre. Je ne veux pas détester Mai en plus.

Le souffle du vent. Un soupir. Tant de regrets. Des ailes noires poussent dans mon dos. Je m'envole. Je m'envole si haut! Plus jamais je ne toucherai terre. Je me détache de mes liens; plus rien ne me retient ici.
Plus rien, sauf...
L'espoir.
Je ne suis pas encore assez haute.

Car oui! il m'a permis d'espérer. Mais c'est si mince, si superflu, qu'il serait grottesque de s'y rattacher. Il ne faut pas abuser de la bonté de la Vie. Alors, moi, je pars. Paraplui dans une main, clé dans l'autre, je m'envole.
Je pars.

Je n'ai qu'une dernière chose à lui dire. Un mot. Un seul.

Merci.
Le retour de l'automne.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 17:57

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